Déclaration de l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) adressée au Gouvernement du Québec, au Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, sur les nouveaux programmes d’éducation sexuelle dans les écoles québécoises

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CONTEXTE :

Le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec entend imposer aussitôt que possible à travers le Québec, à tous les enfants de la maternelle à la fin du secondaire, un nouveau programme scolaire d’éducation sexuelle, intégré à plusieurs matières scolaires. Après avoir étudié le contenu de ce programme – tel que lu sur le site Internet du Ministère –, l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) déclare :

Que ce nouveau programme d’éducation sexuelle, obligatoire pour tous les enfants qui fréquentent les écoles québécoises, va directement à l’encontre de l’enseignement de la morale découlant de la foi catholique, tel que l’Église l’enseigne et tel que les parents catholiques veulent le transmettre à leurs enfants.

L’APCQ dénonce en particulier les points suivants de ce programme d’éducation sexuelle :

  • la présentation d’une prétendue ambiguïté de l’identité sexuelle, avec notamment l’idéologie du genre, dès l’âge de 5 ans ;
  • l’encouragement explicite, dans le contexte de l’enseignement, de l’exploration et la promiscuité sexuelles chez les enfants de 5 à 16 ans ;
  • une vision idéologique de la sexualité humaine radicalement contraire à l’anthropologie chrétienne ;
  • l’incitation, dans le contexte public de la classe, à la remise en question des valeurs intimes et personnelles transmises par la famille, dans le respect de la religion catholique. 

D’autre part, l’APCQ déplore que ce programme :

  • ne tienne pas sérieusement compte des données scientifiques sur l’immaturité chez les jeunes de 5 à 16 ans, pour traiter et juger de questions graves concernant les comportements sexuels ;
  • ne rende pas compte de la plus grande vulnérabilité physique des jeunes garçons et surtout des jeunes filles, face aux maladies épidémiques transmises sexuellement, pouvant conduire à des maladies chroniques et même à la stérilité.

L’APCQ rappelle aussi que :

  • il a déjà été démontré que des programmes scolaires d’éducation sexuelle similaires – aux États-Unis comme au Canada – n’ont pas réduit les maladies transmises sexuellement, ni la promiscuité sexuelle des adolescents à un âge de plus en plus jeune, ni réduit les grossesses adolescentes, ni les taux d’avortements, mais ont plutôt eu l’effet contraire ;
  • l’éducation de la sexualité humaine englobe l’intimité de l’enfant et du jeune, ainsi que des dimensions psychologiques, spirituelles, affectives et morales qui relèvent en priorité de l’éducation parentale ;
  • lorsque les parents confient leurs enfants à l’institution scolaire, plutôt que de donner un « chèque en blanc » au gouvernement, ils ont le droit de contrôler ce qui s’y passe concernant ceux-ci. 

EN CONSÉQUENCE, l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) DÉCLARE QUE :

  • Le Ministère de l’Éducation doit reconnaître que par nature, selon les lois et les chartes – droit notamment reconnu par l’ONU – et constamment enseigné par l’Église catholique, les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants et que l’imposition de ce nouveau programme scolaire d’éducation sexuelle enfreint ce droit parental fondamental ;
  • À titre de principaux éducateurs de leurs enfants, il revient de plein droit aux parents de dispenser eux-mêmes l’éducation à la sexualité ou de la déléguer aux personnes ou institutions qu’ils autorisent;
  • Ce programme d’éducation sexuelle dans les écoles du Québec enfreint le droit à la vie personnelle des enfants de 5 à 16 ans ;
  • Ce programme met en danger la santé physique, l’équilibre mental et l’avenir de nos enfants, en les soumettant à des enseignements souvent précoces, inadaptés et non fondés scientifiquement.

EN CONCLUSION

L’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) dénonce l’imposition de ce nouveau programme d’éducation sexuelle. Les parents sont en droit d’exiger que le Ministère de l’Éducation soit responsable et imputable de ce qu’il dispense à nos enfants et qu’il réponde aux demandes suivantes :

  1. Que les parents soient informés à l’avance et que leur autorisation soit requise pour tous les enseignements transmis à leurs enfants, touchant la sexualité et les valeurs morales et ce, par n’importe quel moyen didactique que ce soit (différents cours donnés, livres, vidéos, sorties, invités spéciaux, etc.) ;
  2. Que tout enseignement concernant la sexualité humaine soit délimité dans des plages-horaires – et non intégré de manière imprévisible dans plusieurs matières –, afin de permettre aux parents d’effectuer le retrait de leurs enfants le cas échéant ;
  3. Que les élèves, pour qui ce programme n’est pas autorisé par leurs parents, soient traités avec tout le respect et l’estime dus au droit parental, et qu’ils soient accommodés de façon responsable en leur permettant d’aller dans une autre classe ou à la bibliothèque de l’école.

Georges Buscemi, président

appuyé de tous les membres du Conseil exécutif de l’APCQ

Fait à Montréal, le 28 mars 2017

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